Section IUne vie

Résultat de plusieurs années de recherches minutieuses, notre biographie exhaustive de Richard Wagner rassemble la plupart des informations connues à ce jour sur la vie du compositeur de la Musique de l’Avenir. Ces informations proviennent notamment des propres écrits du compositeur, ainsi que de correspondances et informations recueillies par les témoignages écrits de ses proches.

Réparties en neuf périodes, chacune de ces sections permet d’accéder à la chronologie complète, année après année, du compositeur.

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1835

Janvier 1835
Wagner compose une Ouverture pour Christophe Colomb (WWV37), pour le drame de Theodor Apel,  Cette pièce donnée en concert, en même temps que la Musique de scène pour le drame d’Apel, est un échec (les partitions des deux pièces – Ouverture et musique de scène – ont aujourd’hui disparu).

MVRW Columbus Ouverture

Durant le mois de janvier 1835,
Richard Wagner demande Minna Planer en fiançailles.

23 janvier 1835
Wagner commence l’ébauche de l’orchestration du premier acte de La Défense d’aimer.

5 mai 1835
Les premiers véritables ennuis financiers de Wagner se présentent : faute de public et de salaire, la troupe du Théâtre de Magdebourg se disperse. Incertain pour l’avenir de son poste, Wagner se met en quête de financements au cours de voyages qui le conduisent à Dessau, puis à Leipzig où le compositeur essaie de faire accepter le projet de son opéra La Défense d’aime(il lit plusieurs passages du livret auprès du directeur du Théâtre qui “ne manqua pas de m’accorder son approbation, malgré mon outrecuidance à vouloir écrire moi-même les textes de mes opéras” (Mein Leben).
Muni de la promesse de recevoir “une somme assez rondelette” (Mein Leben) provenant de dons de la part d’un comité de soutien de la bourgeoisie de Magdebourg, Wagner se met en quête de recruter de nouveau chanteurs, Wagner se rend à Leipzig puis à Dresde où il retrouve Minna Planer.

25 juillet 1835
Après un séjour estival passé à Teplitz puis Prague, Wagner, toujours en quête de nouveaux chanteurs pour le Théâtre de la troupe de Magdebourg, rejoint l’Allemagne du Sud. A cette occasion, Wagner passe inopinément pour la première fois par la ville de Bayreuth. Le compositeur note à cette occasion dans Mein Leben : “mon passage à Eger, par le Fichtelgebirge, et mon arrivée à Bayreuth, sous la lumière délicate du soleil couchant, m’ont laissé un souvenir que le temps n’a pas effacé.”

Durant l’été 1835,
Wagner poursuit sa route vers Nuremberg où sa soeur Klara et son mari font partie de la troupe du Théâtre de la ville. A cette occasion, le compositeur retrouve à Nuremberg la cantatrice Wilhelmine Schröder-Devrient à qui l’on n’offre pas “un grand choix pour ses représentations ; à part Fidelio, on ne lui proposait rien d’autre que La Famille Suisse.” (Mein Leben) – opéra de Joseph Weigl (1766-1846) et composé en 1809.

NB : Durant ce séjour à Nuremberg, le compositeur est le témoin d’une rixe populaire de nuit ; au cours d’une virée nocturne (et sans doute passablement éméchés), Wagner et quelques-uns de ces compagnons “se remit en marche en direction du café, mais on avait fermé la porte parce que l’heure imposée par la police était passée ; ceux que, parmi nous, on pouvait appeler les habitués crurent qu’il était possible d’entrer quand même ; l’hôte maintint sa porte fermée et il en résulta une confusion qui, par les cris, le vacarme et le surprenant accroissement du nombre des champions, prit bientôt l’allure d’une émeute.” (Mein Leben). Cet événement marqua profondément le compositeur et inspirera sans aucun doute celui-ci pour la scène de l’émeute élaborée avec tant de réalisme au deuxième acte des Maîtres-Chanteurs de Nuremberg.

1er septembre 1835
De retour à Magdebourg, Wagner répète entre autres l’opéra de Ludwig Spohr, Jessonda.

Novembre 1835
Minna quitte temporairement la troupe de l’opéra de Magdebourg. Dans des lettres aussi désespérées que passionnées, Wagner la supplie de revenir auprès de lui.

30 décembre 1835
L’ébauche de l’orchestration de La Défense d’aimer est achevée.
Wagner travaille avec ardeur à cet opéra dont les recettes, espère-t-il, lui permettront de régler ses dettes.

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