Section IIIUne Oeuvre

L’œuvre musicale de Richard Wagner est composée d'opéras ou “drames musicaux” allant des “Fées” (Die Feen) à “Parsifal”. Une présentation détaillée de chacune de ces œuvres majeures est ici associée à un ensemble d'articles thématiques, replaçant celles-ci non seulement dans le contexte de sa vie personnelle mais également dans son contexte social, économique et culturel. Cette section regroupe également l'ensemble des œuvres musicales (hors opéra) et son œuvre littéraire.

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MVRW Wagner Caricature

Dix questions (et dix réponses !) pour mieux aborder Richard Wagner et son oeuvre

Unknown1 – Qu’est-ce qu’un opéra de Richard Wagner ?

Un opéra de Richard Wagner est comme une course de fond, il faut s’y préparer.  Pourquoi un tel entrainement pour une œuvre sensée nous divertir ? Pour cette simple raison qu’un opéra de Richard Wagner (quoiqu’on en dise) c’est long ! Donc pour éviter l’ennui et le découragement dès la première représentation, il vaut mieux mettre toutes ses chances de son côté. Globalement, vous en avez pour 4 heures de représentation, lorsqu’un autre opéra ne durera que 2 heures 30. Cela signifie souvent que les représentations débutent en fin d’après-midi afin de terminer à des heures convenables. Un opéra de Richard Wagner, c’est également une action complexe, pas toujours abordable si on ne connaît pas les légendes germaniques et la mythologie scandinave. De plus, les personnages sont bavards, ne chantent qu’en allemand (et même si vous êtes un germaniste distingué, je vous défie de saisir toute la logorrhée wagnérienne). Autant vous pouvez suivre un opéra de Puccini sans saisir un mot d’italien, l’action et la musique suffisent à vous entrainer dans le sujet, autant un opéra de Wagner (excepté les premiers opéras comme Lohengrin ou Le Vaisseau Fantôme) peut vous rester totalement abscons si vous n’avez pas lu le résumé de l’action avant. (lire la suite…) CPL

 

images-42 – Clichés, idées reçues et autres poncifs concernant Richard Wagner et son oeuvre

Si l’on évoque « en société » avec une certaine bonhommie voire avec légèreté les opéras de Mozart, Haendel, Donizetti, Verdi ou bien encore de Puccini, comme l’on parle avec autant d’aisance et de liberté de ton des oeuvres de la littérature classique, lorsque Wagner entre dans la conversation, soudain… l’ambiance change de ton ! « Wagner, vous avez dit Wagner ? Ses hordes de Walkyries criardes et ses monologues interminables sur le devenir du monde ? Cette musique de fanfare municipale et ces chanteurs au physique aussi improbable que leurs voix sont… inhumaines ? » C’est un fait : il est peu de compositeurs, et même d’artistes, à susciter, tant d’années après la création de leurs oeuvres, autant d’effroi que de controverses. Richard Wagner à vrai dire ne serait lui-même pas tant étonné de constater qu’encore de nos jours, son oeuvre – mais également son personnage – déchaine les passions les plus vives comme les plus virulentes. Est-ce là la marque d’un génie ? Depuis ses tous débuts, notre malheureux compositeur n’a fait que se heurter à la vindicte populaire créant ainsi, bien malgré lui, un fatras de fantasmes, nés de clichés et autres poncifs… qui participèrent à le faire entrer, lui et son oeuvre, dans la Légende. Plus de deux cents ans après sa naissance, il est temps que nous tentions de faire la part du vrai et du faux dans cet amalgame d’idées reçues afin d’y voir plus clair. (lire la suite…) NC

 

Unknown-23- Le mot « wagnérien » ou « Un Wagnérien, wagnérien, être wagnérien… ou ne pas être ! »

« – Bonjour, je m’appelle X et je suis wagnérien. –  Wagnérien ? alors vous appréciez la Chevauchée des Walkyries. – Pas seulement, le Prélude de Lohengrin est une musique aérienne et absolument admirable. – Ah ! oui, Lohengrin ! J’ai entendu la marche nuptiale lors du mariage de ma belle-sœur… – Oui, effectivement, c’est un morceau célèbre. – Mais être wagnérien, ce n’est pas un peu lourd à porter ? – … ? »  Si vous saviez ma bonne dame ! Le mot « wagnérien » pose de sérieux problèmes et a des connotations bien précises. Alors pour être exact et totalement objectif, je réclame les meilleures références : prenons en premier lieu l’honorable dictionnaire de l’Académie française (la huitième édition, car la neuvième est en cours de réalisation et ils n’en sont qu’à la lettre P… alors le temps d’arriver à W, mieux vaut que je me rapporte à l’édition précédente). Les Immortels vêtus de leurs habits verts brodés de feuilles d’olivier se sont certainement penchés sur le mot wagnérien. Malheureusement Henri Lichtenberger n’a pas fait partie de la respectueuse institution et n’a pas pu glisser entre wagage (substantif de 1877 signifiant le limon de rivière servant d’engrais) et wagon, un petit adjectif wagnérien. Pourtant la lettre W n’est pas la plus fournie de l’alphabet, on avait largement la place d’ajouter un mot supplémentaire. (lire la suite…) CPL

 

MVRW Wagner_Karikatur_014 – Qu’est ce que « l’Oeuvre d’Art total » (ou Gesamtkunstwerk) ?

L’œuvre d’art total (Gesamtkunstwerk) est sans conteste une des théories les plus importantes dans la conception de l’œuvre dramatique wagnérienne. Le terme apparait en 1849 dans les deux essais L’Art et la Révolution et L’œuvre d’art de l’avenir. Il avait déjà été utilisé en 1827 par l’écrivain et philosophe K. F. E. Trahndorff (Esthétiques ou théorie de la philosophie de l’art) mais rien ne prouve que Richard Wagner ait lu ces écrits. Les deux essais de Wagner évoquent le fait de réunir tous les arts au sein d’une même forme artistique proche du théâtre. Pour Wagner, la tragédie grecque est à l’origine de l’art total, surtout le théâtre d’Eschyle. Ni les romains, ni les chrétiens n’ont su reproduire ce miracle. Vient alors l’opéra et Richard Wagner écrit : « Combien notre théâtre est incapable d’opérer dans un drame véritable l’union de toutes les branches de l’Art sous la forme la plus haute, la plus accomplie, apparaît déjà dans sa division en deux genres : le drame et l’opéra, par laquelle on enlève au drame l’expression idéalisante de la musique, et l’on refuse de prime abord à l’opéra l’essence et la haute portée du véritable drame. » Il regrette que l’on ne voie en l’opéra qu’un cadre de divertissement, et que l’on estime qu’une œuvre plus profonde serait la fin de l’opéra. Il souhaite retrouver la grande synthèse des arts des Grecs grâce à la force de la révolution. (lire la suite…) CPL

 

MVRW WAGNER Karikatur grosse caisse5 – Ouverture … ou prélude ?

Par tradition, l’opéra – aboutissement de la composition musicale par excellence – débute depuis le baroque par une ouverture, pièce musicale s’apparentant à une symphonie (en italien l’ouverture s’intitule « sinfonia » jusqu’au milieu du XIXème siècle) pour orchestre seul et ayant pour but d’introduire le spectateur au spectacle auquel il va assister. Alors que durant la période baroque ou classique, l’ouverture n’a le plus généralement aucun rapport musical avec l’œuvre qui va suivre (si ce n’est, dans les ouvrages de Glück « le réformateur », par exemple, la description d’une ambiance ou d’une atmosphère), c’est avec les compositeurs romantiques que cette pièce de musique va prendre toute sa véritable dimension symphonique. Beethoven en sera le premier – qui, insatisfait de ses compositions, n’hésitera pas à composer pas moins de trois ouvertures avant de se « fixer » sur une dernière version  pour son opéra Fidelio. Lui emboitant le pas, des compositeurs tels Weber donneront ses lettres de noblesse à l’Ouverture introduisant (Le Freischütz en est le plus parfait exemple) les thèmes principaux de l’opéra qui seront développés par la suite dans ce dernier. Aussi Richard Wagner ne déroge pas à la règle et ses premiers opéras (Les Fées, Rienzi, Le Vaisseau Fantôme) présentant les thèmes principaux de l’action (la prière de Rienzi dans l’opéra éponyme, le thème du Hollandais ou bien encore la ballade de Senta dans Le Vaisseau Fantôme) dans ces pièces qui ouvrent l’opéra, véritables symphonies pour la forme et pour le fonds, sorte de « pot-pourri » (n’en déplaise au compositeur qui détestait ce terme) résumant, par leur juxtaposition respective, en quelque sorte l’action. (lire la suite…) NC/CPL

 

6 – L’orchestre wagnérien

(article en cours de validation éditoriale)

 

MVRW WAGNER Karikatur7 – Qu’est-ce qu’un « Leitmotiv » ?

En allemand littéralement, le terme désigne un “motif conducteur”, un court motif mélodique, harmonique ou rythmique, très caractérisé, servant à illustrer ou à individualiser, au cours d’un drame lyrique, un personnage, une idée ou un sentiment. Si le terme est essentiellement associé à l’œuvre de Wagner, il n’est pourtant pas de lui. August Wilhelm Ambros serait le premier à avoir employé ce terme pour caractériser l’écriture de l’œuvre musicale de Wagner. Il semble être apparu pour la première fois en 1860, au sujet des œuvres de Richard Wagner et de Franz Liszt. Toutefois, c’est l’ouvrage de F. W. Jähns sur la vie et l’œuvre de Weber (Berlin, 1871) qui est généralement considéré comme l’acte de naissance du terme, qui deviendra courant avec Hans von Wolzogen et ses analyses de la musique de Wagner. Le principe de la récurrence de la phrase musicale n’est pourtant pas nouveau ; ainsi depuis le XVIIème siècle, on trouve déjà dans l’œuvre de Grétry, Méhul, Cherubini, Weber ou bien encore Spohr et Mozart des prémices de leitmotive bien qu’ils n’aient pas été identifiés comme tel. Wagner sera le premier à l’avoir autant systématisé et en avoir fait un pilier de son art de la composition, plus spécifiquement dans ses opéras. Si le principe est initié par le compositeur dès Le Vaisseau Fantôme (1843), il devient systématique et caractéristique à la construction mélodique de l’œuvre de Wagner dans La Tétralogie, dont la musique fut composée entre 1853 et 1869.  (lire la suite…) NC/CPL

 

8 – Qu’est-ce qu’un chanteur wagnérien ?

(article en cours de validation éditoriale)

9 – Les principaux thèmes des ouvrages wagnériens

(article en cours de validation éditoriale)

10 – De la mise en scène des oeuvres de Richard Wagner…

(article en cours de validation éditoriale)

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