Section IIIUne Oeuvre

L’œuvre musicale de Richard Wagner est composée d'opéras ou “drames musicaux” allant des “Fées” (Die Feen) à “Parsifal”. Une présentation détaillée de chacune de ces œuvres majeures est ici associée à un ensemble d'articles thématiques, replaçant celles-ci non seulement dans le contexte de sa vie personnelle mais également dans son contexte social, économique et culturel. Cette section regroupe également l'ensemble des œuvres musicales (hors opéra) et son œuvre littéraire.

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MVRW TannhaeuserTANNHÄUSER

Tannhäuser et le concours poétique à la Wartburg
(Tannhäuser und der Sängerktrieg auf Wartburg)

Opéra romantique en trois actes

Livret et musique de Richard Wagner

Créé le 19 octobre 1845 au Théâtre de la Cour Royale de Saxe (Dresde),
sous la direction du compositeur (dite « version de Dresde« )
Création de la version parisienne (en français) :
le 13 mars 1861 à l’Opéra de Paris, salle Ventadour, sous la direction de Pierre-Louis Dietsch)

ARGUMENT

par logo-avantsceneopera-large Christian MERLIN

 

TANNHÄUSER Argument A1
Nous sommes sur le Mont de Vénus (Venusberg), dans la grotte souterraine qui abrite la déesse de l’amour et les créatures lascives qui l’entourent. Le ménestrel Tannhäuser, qui y a élu domicile depuis longtemps déjà, est saturé de cette vie dédiée à la sensualité : il s’ennuie et, aspirant à son salut, désire plus que tout quitter cet univers dont il a l’impression d’avoir fait le tour. Vénus essaie de le retenir en se faisant tour à tour charmeuse et menaçante, mais rien n’y fait : Tannhäuser prononce le nom de Marie et le Venusberg disparaît à ses yeux.

Il se retrouve au milieu d’une prairie verdoyante, au printemps. On entend le chant d’un jeune pâtre qui souffle sur son chalumeau, puis un chœur de pèlerins qui passent au loin, se dirigeant vers Rome. Arrive alors le Landgrave Hermann, souverain de Thuringe, avec sa suite. Ils ne tardent pas à reconnaître Tannhäuser, l’un des leurs, dont on demeurait sans nouvelles depuis qu’il avait quitté le château de la Wartburg. On se réjouit de son retour, mais Tannhäuser déclare vouloir suivre les pèlerins. Son meilleur ami, Wolfram, fait alors allusion à Élisabeth, la nièce du Landgrave, et à ses sentiments pour Tannhäuser : ce dernier, ébranlé, décide de rester.

 

TANNHAUSER ARGUMENT A2
Élisabeth se réjouit d’entrer à nouveau dans la grande salle de la Wartburg où va avoir lieu le traditionnel concours de chant. Elle n’y avait pas pénétré depuis le départ de Tannhäuser. L’inclination de l’un pour l’autre laisse suffisamment peu de doutes pour que Wolfram, secrètement amoureux d’Élisabeth, prenne conscience qu’il n’a aucune chance.

Les invités à la joute poétique se réunissent et Wolfram ouvre les festivités par un chant à la gloire de l’amour pur et désincarné. Tannhäuser lui répond en vantant l’amour charnel : scandale ! Les femmes quittent la salle, les hommes tirent leur épée, mais au lieu de se modérer, Tannhäuser entonne un hymne enflammé à Vénus. Il serait passé par les armes sans l’intervention d’Élisabeth : bien que son honneur soit souillé, elle demande l’indulgence pour Tannhäuser. Celui-ci prend conscience de sa faute et, banni par le Landgrave, se met en route pour Rome, en quête de salut.

 

TANNHAUSER ARGUMENT A3
Au retour des pèlerins, en automne, Élisabeth cherche en vain Tannhäuser dans le cortège. Elle adresse une prière à la Vierge Marie. Resté seul, Wolfram chante une romance pour donner libre cours à sa mélancolie, mais il est interrompu par un pèlerin qui s’adresse à lui. L’homme est marqué par les épreuves, mais Wolfram finit par reconnaître son ami Tannhäuser. Il est allé à Rome pour faire pénitence mais le Pape lui a refusé sa grâce tant que le rameau qu’il porte au bout de sa crosse n’aurait pas reverdi. Écœuré, Tannhäuser fait une fois de plus allégeance à Vénus, mais au moment où il s’apprête à rejoindre la déesse de l’amour, Wolfram prononce à nouveau le nom d’Élisabeth. Passe alors le cortège funèbre de la jeune femme, morte de chagrin, tandis que les pèlerins annoncent que le bâton du Pape a miraculeusement refleuri. Tann­häuser peut mourir en paix.

logo-avantsceneopera-large Christian MERLIN

Texte extrait de L’Avant-Scène Opéra n° 63-64.
© L’Avant-Scène Opéra, Paris 2012
Pour en savoir plus, nous vous recommandons la revue « L’Avant-scène Opéra » (cliquez ici)

 

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