Section IIIUne Oeuvre

L’œuvre musicale de Richard Wagner est composée d'opéras ou “drames musicaux” allant des “Fées” (Die Feen) à “Parsifal”. Une présentation détaillée de chacune de ces œuvres majeures est ici associée à un ensemble d'articles thématiques, replaçant celles-ci non seulement dans le contexte de sa vie personnelle mais également dans son contexte social, économique et culturel. Cette section regroupe également l'ensemble des œuvres musicales (hors opéra) et son œuvre littéraire.

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TRISTAN ET ISOLDE

Argument

par logo-avantsceneopera-large Christian MERLIN

 

MVRW Herrenchiemsee maquette decor creation Tristan Acte 1ACTE I

Du haut du mât d’un bateau, un jeune marin chante une chanson où il évoque une « vierge d’Irlande ». Dans une tente située sur le pont, une femme furieuse se sent visée par ce qu’elle ressent comme une raillerie : c’est Isolde, princesse d’Irlande.

Elle se trouve sur le navire du chevalier Tristan qui l’emmène à Tintagel afin qu’elle épouse son souverain, le roi Marke, scellant ainsi la réconciliation entre l’Irlande et la Cornouailles. Mais au lieu de s’en réjouir, Isolde n’a que des imprécations à la bouche.

À sa suivante Brangäne, qui s’en inquiète, Isolde dévoile les raisons de son courroux. Tristan fut autrefois envoyé en Irlande pour combattre Morold, fiancé d’Isolde (dans la légende, le Morold est un monstre, mi-humain, mi-animal) : Tristan fut vainqueur mais reçut pendant le duel une blessure qui s’infecta. Il fut recueilli sous la fausse identité de Tantris par… Isolde en personne, qui lui prodigua ses soins de guérisseuse et magicienne. Mais en identifiant sur l’épée de Tristan une entaille où s’ajustait exactement l’éclat de fer qui a tué Morold, Isolde reconnut le meurtrier de son époux : elle allait l’achever lorsque leurs regards se croisèrent.

Saisie par la force du sentiment qui naquit à ce seul échange, elle renonça à sa vengeance. Mais voici que ce même homme vient la chercher comme une marchandise pour la livrer à son maître. La princesse est aussi déçue qu’humiliée : seule sa mort et celle de Tristan pourra laver l’affront.

À Brangäne qui lui proposait d’utiliser un philtre d’amour pour séduire le roi Marke, elle ordonne de lui donner un philtre de mort pour elle et Tristan ! Mais la suivante n’obéit pas. Accordant à Isolde la vengeance qu’elle mérite, Tristan boit ce qu’il pense être du poison et tend la coupe à Isolde : se croyant au royaume des morts, ils s’avouent leur amour au moment où le bateau accoste.

 


ACTE II

Dans le parc du château du roi Marke, en Cornouailles. Comprenant qu’ils ne sont pas morts, les amants décident de vivre leur amour. Sous la surveillance de Brangäne, qui la met en garde contre un membre de la suite du roi, Melot, en qui elle voit un traître, Isolde donne le signal des retrouvailles nocturnes : elle éteint la torche et Tristan accourt.

Leur immense scène d’amour est interrompue par l’irruption de Marke et de sa cour : les amants ont bien été trahis par Melot. Désespéré par le comportement de son plus fidèle chevalier, qu’il aimait comme un fils, le roi demande à Tristan de s’expliquer.

Mais ce dernier se contente d’inviter Isolde à le rejoindre dans la nuit éternelle. Elle accepte et Tristan se jette volontairement sur l’épée de Melot qui le défiait.

 


ACTE III

Tristan n’a pas succombé à la blessure infligée par l’épée de Melot. Réfugié dans son château de Karéol, en Bretagne, il est veillé par son écuyer Kurwenal, tandis qu’un berger joue de son chalumeau tout en guettant l’arrivée espérée d’Isolde.

Tristan est en proie à un délire hallucinatoire au cours duquel il revoit la mort de sa mère en couches et comprend que le désir est à l’origine de tout leur malheur. Il croit plusieurs fois voir Isolde arriver, mais lorsque c’est effectivement le cas, il meurt.

Le roi Marke et ses suivants débarquent à leur tour à Karéol. Kurwenal tue Melot et est frappé à mort, alors que Marke n’était venu que pour pardonner.

Comme transfigurée, Isolde meurt sur le cadavre de Tristan, dans la suprême félicité d’être unie à lui pour l’éternité.

 

CM

Texte extrait de L’Avant-Scène Opéra n° 34-35.
© L’Avant-Scène Opéra, Paris 2011
Pour en savoir plus, nous vous recommandons la revue « L’Avant-scène Opéra » (cliquez ici)

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