Section IIIUne Oeuvre

L’œuvre musicale de Richard Wagner est composée d'opéras ou “drames musicaux” allant des “Fées” (Die Feen) à “Parsifal”. Une présentation détaillée de chacune de ces œuvres majeures est ici associée à un ensemble d'articles thématiques, replaçant celles-ci non seulement dans le contexte de sa vie personnelle mais également dans son contexte social, économique et culturel. Cette section regroupe également l'ensemble des œuvres musicales (hors opéra) et son œuvre littéraire.

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MVRW SIEGFRIED 300SIEGFRIED

Deuxième journée du festival scénique “L’Anneau du Nibelung
(“Der Ring des Nibelungen”) ou “La Tétralogie

Créé le 16 août 1876 au Festival de Bayreuth,
sous la direction de Hans Richter

Distribution :
Siegfried (ténor)
Mime (ténor)
Le Voyageur (Der Wanderer) (baryton-basse)
Alberich (baryton-basse)
Fafner (basse)
Erda (contralto)
Brünnhilde (soprano)
La voix de l’Oiseau de la forêt (soprano)

Composition de l’orchestre :
16 premiers violons, 16 seconds violons, 12 altos, 12 violoncelles, 8 contrebasses, 6 harpes,
3 flûtes, 3 flûtes, 2 petites flûtes, 4 hautbois, 1 cor anglais, 3 clarinettes, 1 clarinette basse, 3 bassons, 1 contrebasson,
8 cors, 3 trompettes, 1 trompette basse, 3 trombones, 1 trombone contrebasse, 2 tubas ténors, 2 tubas basses, 1 tuba contrebasse,
2 paires de timbales, 1 triangle, 1 paire de cymbales, 1 glockenspiel

Durée approximative : environ 3h30

MVRW TETRALOGIE Bandeau 737 SIEGFRIED Argument FORTEACTE I
Scène 1
Siegfried, le fils de Sieglinde et Siegmund, a été recueilli et élevé par Mime, qui souhaite l’utiliser pour tuer Fafner et récupérer l’or. Mais Mime s’avère incapable de forger une arme digne de sa force, et son hypocrite tendresse n’éveille chez Siegfried que mépris et dégoût. Convaincu que le Nibelung ne peut être son père, Siegfried le force à lui révéler ses origines. Mime raconte alors comment Sieglinde accoucha dans la forêt d’un enfant qu’elle nomma Siegfried ; elle lui confia le nouveau-né, l’épée de son père mort, brisée au combat, puis mourut. Exalté, Siegfried ordonne à Mime de ressouder l’arme, et part dans la forêt.
Scène 2
Un Voyageur mystérieux – Wotan – arrive alors devant la forge de Mime. Il contraint le nain à un jeu fatal : la vie ou la mort, contre les réponses à trois questions. Celles de Mime sont faciles et Wotan lui répond sans problème. Quand il questionne à son tour, Mime ne peut deviner « qui reforgera Notung ». Paniqué, il entend le Voyageur lui répondre que « celui qui ne connaît pas la peur » reforgera l’épée, et aura en prime la tête du nain.
Scène 3
Au retour de Siegfried, Mime décide de lui apprendre la peur. Ignorant et curieux tout à la fois de ce sentiment que le nain tente de lui décrire, Siegfried accepte de partir combattre le « dragon » Fafner, mais veut restaurer lui-même l’épée brisée. Tandis qu’il s’active à la forge, Mime prépare un breuvage destiné à l’endormir après le combat, pour mieux le tuer et reprendre l’or. Triomphalement, Siegfried brandit alors Notung reforgée.

ACTE II
Scène 1
Alberich rôde près de l’antre de Fafner – le Géant, transformé en dragon, y garde son or. Le Voyageur – qu’Alberich reconnaît – est aussi sur les lieux. Il révèle au Nibelung les plans de son frère Mime et prévient en vain Fafner de l’arrivée d’un adversaire redoutable ; puis il disparaît.
Scène 2
Mime et Siegfried sont parvenus près de la caverne. Le nain s’éloigne et Siegfried, resté seul, repense à sa mère inconnue. Désireux de converser avec les oiseaux, il essaie une flûte de roseau puis, devant le résultat négatif, fait retentir son cor. Mais c’est Fafner qu’il réveille ainsi ; Siegfried l’attaque et l’abat d’un coup d’épée en plein cœur. Le sang du dragon lui brûle la main ; la portant à sa bouche pour apaiser la douleur, il goûte le liquide et, du coup, comprend le chant de l’oiseau qui le suit et lui conseille de prendre le trésor caché dans la grotte.
Scène 3
Mime et Alberich se rencontrent près du cadavre de Fafner ; chacun veut le trésor pour lui seul, mais tous deux s’enfuient quand Siegfried revient, avec le heaume et l’anneau. La voix de l’oiseau met le jeune homme en garde contre le sens caché des propos de Mime. Aussi, quand le nain salue son retour et l’invite à se désaltérer, Siegfried entend tous les non-dits mal dissimulés de ses paroles : la boisson narcotique, et le meurtre projeté. C’est alors Siegfried qui étend Mime raide mort. Désormais seul, il entend à nouveau l’oiseau : une femme endormie est à conquérir, protégée d’un brasier ardent – Brünnhilde. Désireux de la découvrir, Siegfried s’élance à la suite de l’oiseau.

ACTE III
Scène 1
Au pied du rocher où repose Brünnhilde, le Voyageur convoque Erda pour connaître le devenir des choses. Mais c’est lui qui doit informer la déesse du sort de la Walkyrie, car son omniscience touche à sa fin. Wotan lui confie qu’il désire désormais la fin des dieux, et que la rédemption du monde viendra par Brünnhilde, éveillée par le Wälsung.
Scène 2
Siegfried, guidé par l’oiseau, parvient sur les lieux et y rencontre le Voyageur. Celui-ci le presse de questions sur ses actes passés, aiguisant son agressivité. Pour mieux lui barrer la route, il dresse sa lance, indiquant qu’elle a déjà par le passé brisé Notung. Désireux alors de venger la mort de son père, Siegfried se précipite et brise à son tour la lance de Wotan. Le Voyageur disparaît, et Siegfried s’élance à l’assaut du rocher.
Scène 3
Après avoir traversé le brasier protecteur, Siegfried aperçoit un corps allongé et en armes. Émerveillé, il lui ôte son bouclier, son heaume, puis sa cuirasse, et découvre alors qu’il s’agit d’une femme. La peur qui le saisit est exaltée. Brünnhilde et Siegfried se saluent avec enthousiasme, se contemplent avec émotion. Un moment, le doute les saisit : lui croit qu’elle est sa mère ; elle déplore de n’être plus Walkyrie, mais femme. Mais leur dialogue se fond à nouveau en une glorification amoureuse et triomphante.

logo-avantsceneopera-large Chantal CAZAUX

Texte extrait de L’Avant-Scène Opéra n° 229.
© L’Avant-Scène Opéra, Paris 2005
Pour en savoir plus, nous vous recommandons la revue « L’Avant-scène Opéra » (cliquez ici)

MVRW TETRALOGIE Bandeau 737 SIEGFRIED NEUF EXTRAITS FORTE

Prélude (acte I)
Air de la Forge (acte I)
Murmures de la Forêt (acte II)
Siegfried et Fafner (acte II)
Prélude acte III
Traversée du feu (acte III)
Réveil de Brünnhilde (acte III)
Scène de Brünnhilde (acte III)
Duo final (acte III)

MVRW TETRALOGIE Bandeau 737 SIEGFRIED Autour de FORTEimages-2– « Un forgeron et une enclume« .
Écrit autobiographique de Richard Wagner sur l’inspiration de l’air de la forge dans Siegfried
(Zürich – septembre-octobre 1856) Extrait de Mein Leben (Ma Vie) : « C’est alors que surgit l’une des pires calamités de ma vie : un chaudronnier venait de s’installer en face de notre maison, et, à longueur des journées, il m’assourdissait de son martèlement. Exaspéré, j’étais sur le point de renoncer à toute composition quand, justement ma colère contre le chaudronnier m’inspira le motif de l’accès de fureur de Siegfried contre le forgeron Mime » (lire la suite)

images-3–  « Trois anecdotes sur les représentations de Siegfried »
Siegfried, deuxième journée de La Tétralogie, est non seulement l’un des opéras les plus populaires de Richard Wagner mais également le noyau central de toute l’épopée du Ring. Pendant les quatre heures que dure l’opéra, on voit Siegfried grandir et évoluer : d’un jeune adolescent turbulent, le héros se fera homme. Mais que de péripéties au cours d’un seul et même opéra ! Le jeune héros, après avoir forgé l’épée Notung dans la forge du nain Mime, s’en va combattre le dragon Fafner et laver ses plaies dans son sang… (lire la suite...) NC/SB
 

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