LOHENGRIN, WWV75 : LES ARTICLES THÉMATIQUES

L’œuvre musicale de Richard Wagner est composée d’opéras ou “drames musicaux” allant des “Fées” (Die Feen) à “Parsifal”. Une présentation détaillée de chacune de ces œuvres majeures est ici associée à un ensemble d’articles thématiques, replaçant celles-ci non seulement dans le contexte de sa vie personnelle mais également dans son contexte social, économique et culturel. Cette section regroupe également l’ensemble des œuvres musicales (hors opéra) et son œuvre littéraire.

LOHENGRIN, WWV75

Lohengrin, WWV75

LES ARTICLES THEMATIQUES

Sur les origines du livret

– logo_cercle rw LES SOURCES LITTERAIRES DU POEME DE LOHENGRIN @ CRW Lyon
Une extraordinaire contradiction existe dans l’Allemagne de la fin au XVIIIème et au début au XIXème siècle entre le haut niveau de culture et le retard politique, économique et social dont souffre le pays. Tout se passe en effet comme si la culture, limitée à des cercles étroits d’initiés, n’exerçait aucun rayonnement sur la vie publique des peuples allemands. De cette attitude qui conduit à l’abstentionnisme politique, c’est le luthéranisme qui est sans doute la cause profonde. L’idée fondamentale qui l’anime, c’est qu’il est nécessaire de promouvoir d’abord la transformation morale de l’individu, sans laquelle toute spéculation sur l’amélioration des liens sociaux demeure vaine. Richard Wagner s’est lui-même fait l’écho de cette situation. (lire la suite…) AD

Sur la composition

– logo_cercle rw VARIANTES ET COUPURES DANS LE TABLEAU FINAL DE LOHENGRIN  @ CRW Lyon
Après que le rideau s’est fermé sur le désastre causé par la question interdite posée par Elsa, suivi de la mort de Telramund tué d’un coup d’épée par Lohengrin, un brillant interlude orchestral sert d’introduction à la troisième scène du troisième acte. Le rideau s’ouvre à nouveau sur le même décor qu’au premier acte : la prairie au bord de l’Escaut où les hommes en armes se rassemblent. Notre analyse sur ce tableau final présente deux aspects qu’il convient de distinguer nettement, même si nous serons amenés à les mélanger, selon que les variantes et coupures relèvent de la volonté de l’auteur de l’œuvre ou qu’elles dépendent de la responsabilité des concepteurs de la réalisation théâtrale. (lire la suite…) HP

Lohengrin et ses contemporains

ECRITS SUR LE PRELUDE DE LOHENGRIN
Textes de Charles Baudelaire, Hector Berlioz, Paul Valéry, Friedrich Nieztsche sur le Prélude de Lohengrin
« Dès les premières mesures, je subis une de ces impressions heureuses que presque tous les hommes imaginatifs ont connues, par le rêve, dans le sommeil. Je me sentis délivré des liens de la pesanteur, et je retrouvai par le souvenir l’extraordinaire volupté qui circule dans les lieux hauts (notons en passant que je ne connaissais pas le programme cité tout à l’heure). Ensuite je me peignis involontairement l’état délicieux d’un homme en proie à une grande rêverie dans une solitude absolue, mais une solitude avec un immense horizon et une large lumière diffuse » (lire la suite)

Sur les représentations de Lohengrin

LA CREATION DE LOHENGRIN A WEIMAR
« Après avoir relu quelques passages de mon Lohengrin – d’habitude je ne relis jamais mes œuvres – j’ai été pris d’un immense désir de voir cet opéra représenté. Je t’adresse donc une instante prière : fais jouer mon Lohengrin ! Tu es le seul homme à qui je veuille adresser une semblable prière ; à nul autre qu’à toi je ne confierais la création de cet opéra ; c’est toi que j’en charge, sans l’ombre d’une crainte ou d’une hésitation, avec une confiance absolue. Fais-le jouer où tu voudras, peu importe, ne fût-ce qu’à Weimar. Fais jouer le Lohengrin ; que son entrée dans ma vie soit ton œuvre…. Adieu, mon cher Ami, mon frère. » Ces quelques lignes implorantes sont écrites par un homme aux abois… Elles sont datées de Paris, le 21 avril 1850, adressées à Franz Liszt à Weimar, et signées Richard Wagner. (lire la suite…) PLC

– LE TOUR DE FRANCE DU CHEVALIER LOHENGRIN : DU RESSENTIMENT A L’ENTHOUSIASME
« Cette fatale représentation de Tannhäuser à Paris en 1861, ne peut être considérée comme un commencement ; elle a été une plante sans racines, importée par l’ordre de l’empereur Napoléon, détruite par le Jockey-Club. L’art de Wagner n’admet point de ces procédés arbitraires ; il est une nécessité de l’esprit moderne : il ne peut donc prospérer que là où cette nécessité est sentie. Dans la France de 1861, on ne pouvait encore y penser : Tannhäuser y fit ce pèlerinage de Rome parce qu’on l’y envoya, mais il dut s’en retourner sans rien avoir obtenu, parce que le bâton ne se couvrit pas encore de feuilles. Aujourd’hui, après vingt-cinq années, le miracle s’est accompli, l’apparition du printemps après l’hiver ; le moment est arrivé pour l’esprit artistique français, où nécessairement le printemps doit venir. » Baron Hans von Wolzogen (La Revue Wagnérienne, no 3, le 8 avril 1886, p. 70) (lire la suite…) PMM

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