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MVRW VAN DAM José
Naissance :

29 août 1940

Décès :

17 février 2026

 

Artiste lyrique (baryton-basse)

Les salles d’expositions permanentes

Section I

UNE VIE

Section II

DANS L’INTIMITÉ DE RICHARD WAGNER

Section III

UNE OEUVRE

Section IV

L’AVENTURE DE BAYREUTH

Section V

ILS ONT CRÉÉ WAGNER ET LE MYTHE WAGNÉRIEN

Section VI

 LIEUX DE VIE, LIEUX D’INSPIRATION

Section VII

WAGNER POUR LA POSTÉRITÉ

Section VIII

 WAGNER APRÈS WAGNER
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DANS L’INTIMITÉ DE RICHARD WAGNER

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L’AVENTURE DE BAYREUTH

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ILS ONT CRÉÉ WAGNER ET LE MYTHE WAGNÉRIEN

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Section VII

WAGNER POUR LA POSTÉRITÉ

Section VIII

 WAGNER APRÈS WAGNER
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José VAN DAM

par Nicolas CRAPANNE

Jose van damJosé van Dam, né à Bruxelles en 1940, incarne une figure singulière du chant wagnérien du XXᵉ siècle, un artiste dont l’autorité vocale se conjugue avec une intelligence dramatique rare. Fils d’un ébéniste et d’une coiffeuse, il manifeste dès l’enfance une sensibilité musicale aiguë, nourrie par une oreille attentive et un goût pour la diction impeccable, qui deviendront les marques de son art. Entré au Conservatoire Royal de Bruxelles à dix-sept ans, il en sort diplômé en un an à peine, déjà auréolé de distinctions telles que le Concours International de Musique de Genève. Dès ses débuts sur scène, notamment dans le rôle de Basilio du Barbier de Séville de Rossini à Liège, se révèle un timbre sombre et ductile, capable de puissance et de nuance, une voix qui impose par sa présence et par sa précision.

Si son répertoire embrasse naturellement Mozart, le chant français et l’opéra contemporain, c’est dans l’univers de Wagner que José van Dam affirme une dimension particulière de son art. Il y aborde des personnages où la profondeur psychologique prime sur l’effet spectaculaire. Son Hollandais errant se fait porteur d’une humanité tragique et métaphysique, à la fois intense et mesurée, et Amfortas dans Parsifal devient sous sa voix le dépositaire d’une douleur intérieure, exprimée dans la sobriété et le contrôle d’une ligne vocale exemplaire. Chaque nuance, chaque inflexion, chaque suspension du souffle participe à l’édification dramatique d’un personnage qui se refuse à l’ostentation et se révèle par la seule vérité du rôle.

Hans Sachs constitue une autre figure emblématique de son engagement wagnérien. Dans ses incarnations à la Monnaie de Bruxelles, il propose une lecture profondément humaniste, où la réflexion et la sagesse du personnage se traduisent par un phrasé rigoureux et une articulation soignée, soutenus par une compréhension intime de la musique. La voix, moins massive que celle de certains interprètes germaniques, ne cherche jamais la démonstration ; elle capte l’attention par la clarté de la diction, la précision des intentions et l’architecture dramatique soigneusement construite. Cette approche, constante tout au long de sa carrière, fait de chaque rôle wagnérien un véritable portrait musical, où l’expression se déploie avec intelligence et sensibilité.

Sa fréquentation du Festival de Bayreuth, ainsi que de grandes maisons comme Covent Garden, la Scala de Milan ou le Festival de Salzbourg, témoigne de la reconnaissance internationale de son talent. Le Met, en particulier, exige des chanteurs non seulement un instrument robuste, mais une adhésion au style et à la pensée wagnérienne ; José van Dam y est accueilli pour sa diction parfaite, son contrôle du souffle, sa capacité à maintenir la tension dramatique dans des textures orchestrales denses, et pour sa rigueur stylistique qui fait autorité. Son engagement dans des productions dirigées par des chefs de premier plan, tels que James Levine, renforce encore la perception d’un artiste attentif à l’équilibre subtil entre orchestration et voix, entre théâtre et musique.

Sur le plan discographique, ses enregistrements de Parsifal (Amfortas), Der fliegende Holländer et de Die Meistersinger von Nürnberg conservent aujourd’hui toute leur valeur d’exemple, illustrant une constance technique et stylistique exceptionnelle. La voix conserve son homogénéité, la ligne reste souple et la modulation toujours juste, reflétant la compréhension profonde des rôles et de la pensée dramatique de Wagner. Là réside l’essence de son apport : un Wagner intellectuellement habité, où la noblesse du timbre sert la psychologie du personnage, et où la tension dramatique se construit dans la continuité et le raffinement de la phrase musicale.

En définitive, José van Dam n’est pas un wagnérien au sens traditionnel du terme héroïque ou monumental ; il n’a jamais cherché à imposer sa voix par la seule puissance. Il incarne plutôt une approche réfléchie et introspective, où la maîtrise du texte, la clarté de la diction, la rigueur du souffle et l’intelligence musicale s’allient pour créer une dramaturgie sonore pleinement vivante. Son art illustre un Wagner de nuance et de profondeur, un modèle de fidélité stylistique et d’exigence, qui continue d’inspirer les chanteurs et les mélomanes par la justesse de sa vision et la noblesse de sa voix.

NC

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MVRW VAN DAM José
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29 août 1940

Décès :

17 février 2026

 

Artiste lyrique (baryton-basse)

Sommaire
Où vécurent Richard Wagner et Cosima de 1866 à 1872 ?
Réponse :

À Tribschen, au bord du lac des Quatre-Cantons (près de Lucerne). Wagner loua cette propriété pour la somme de 5 000 francs par an (que paya le roi Louis II). La maison a été transformée aujourd'hui en Musée Richard Wagner.

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