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MVRW Villa Les Artichauts Geneve
Les salles d’expositions permanentes

Section I

UNE VIE

Section II

DANS L’INTIMITÉ DE RICHARD WAGNER

Section III

UNE OEUVRE

Section IV

L’AVENTURE DE BAYREUTH

Section V

ILS ONT CRÉÉ WAGNER ET LE MYTHE WAGNÉRIEN

Section VI

 LIEUX DE VIE, LIEUX D’INSPIRATION

Section VII

WAGNER POUR LA POSTÉRITÉ

Section VIII

 WAGNER APRÈS WAGNER
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WAGNER POUR LA POSTÉRITÉ

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GENÈVE

par le Cercle Romand Richard Wagner

Genève a plusieurs fois reçu Richard Wagner. Le maître y a fait escale en 1850, sur le chemin de Bordeaux. Il allait retrouver Jessie Laussot. Il était jeune et fougueux. M. Laussot ne l’entendit pas de cette oreille et l’affaire faillit mal tourner. Courageux, Richard rebroussa chemin…

Quelques années plus tard, c’était en 1856, Richard revint à Genève pour se rendre à Mornex, derrière le Mont Salève, où le Dr Vaillant prodiguait des soins souverains contre les maladies de peau dont Wagner souffrait en permanence. Le voyage d’Allemagne à Genève fut une véritable expédition : trains, diligences, bateaux, retards, correspondances ratées, disputes avec les contrôleurs qui refusaient d’admettre dans la voiture Wagner et son chien, voyageurs pris à témoin.

Où qu’il allât, Wagner ne passait jamais inaperçu ! A Mornex, une inscription rappelle que c’est là que Wagner a achevé La Walkyrie. Affirmation un peu hâtive… ou touristique : Wagner séjourna à Mornex de juin à août 1856 et La Walkyrie était achevée depuis le mois de mars de cette année-là !

Mais le plus long séjour qu’accomplit Wagner à Genève, c’est à la toute fin de 1865 et au début de 1866. Le 6 décembre 1865, Richard quitte la Bavière, chassé par les intrigues des courtisans de Louis II.

Il s’arrête d’abord une semaine à La Tour-de-Peilz, puis décide de se fixer à Genève où, le 23 décembre, il loue la villa « Les Artichauts  », près du Jardin des Cropettes, dans le quartier de Sécheron. Une rue porte maintenant son nom près de cet emplacement. Là, il peut enfin se remettre à la composition des Meistersinger, qu’il avait interrompue en été 1864.

Le 21 janvier 1866, il quitte momentanément Genève pour explorer le sud de la France afin d’y trouver peut-être une résidence. A Genève, il laisse deux choses : une bougie allumée et son chien Pohl. La bougie boute le feu à une pièce mais grâce à un domestique, l’incendie est rapidement circonscrit. Quant au chien, indépendamment du fait précédent, il meurt et le domestique l’enterre au fond du parc de la propriété.

De retour aux « Artichauts  », Richard se moque bien d’avoir failli provoquer la destruction de la maison. Ce qui lui importe, c’est la lamentable sépulture dévolue à son fidèle compagnon canin. Exhumant la pauvre bête, il lui donne un tombeau digne d’elle : enveloppé dans sa couverture préférée, le chien est déposé dans une tombe creusée au pied d’un arbre majestueux. Et sur la tombe, une inscription sur une pierre rappelle combien l’animal était aimé. Maison et tombe disparurent un jour des années 60 du 20ème siècle sous les coups des démolisseurs : il y avait presque cent ans que Richard avait quitté  « les Artichauts   » en compagnie de Cosima, pour trouver à Tribschen un toit pour leur amour…

Aux « Artichauts », Wagner acheva la composition et orchestra le premier acte des Meistersinger. Il y apprit aussi la mort de son épouse Minna, restée en Allemagne, mais ne se rendit pas aux obsèques. Ce qui fit dire à Hans von Bülow que Richard Wagner accordait plus d’importance à son chien qu’à sa femme… Hans avait peut-être des raisons de parler ainsi !

 

Article produit par le Cercle Romand Richard Wagner, reproduit ici grâce à l’aimable autorisation de la direction de ce dernier, membre partenaire du Musée Virtuel Richard Wagner. Vous pouvez retrouver cette publication ainsi que l’ensemble des articles et communications du Cercle Romand Richard Wagner sur le site internet : http://www.crrw.ch

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Préambule Le catalogue WWV (ou Wagner Werk Verzeichnis) des œuvres de Richard Wagner fut établi par John Deathridge, Martin Geck et Egon Voss. Il fut publié par l’éditeur Schott de Mayence – l’éditeur historique du compositeur – en 1986, et fait aujourd’hui office de référence sous la forme définitive telle… (Lire la suite)

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Sommaire
Quel compositeur aurait dit de Wagner : « Pour moi, Wagner est impossible ; c’est certes un homme d’esprit, mais il parle à n’en plus finir. On ne peut pas discuter avec lui ».
Réponse :

Robert Schumann. Wagner, quant à lui, raconte : « Nous sommes en bons termes en apparence ; mais on ne peut pas fréquenter Schumann... Peu après mon arrivée à Paris, je lui ai rendu visite, je lui ai raconté une foule de choses intéressantes... Schumann me regardait toujours sans bouger ou regardait en l'air et ne disait pas un mot. Alors je me suis levé d'un bond et je me suis enfui. »

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