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LE PREMIER SITE 360° CONSACRÉ
À LA VIE ET À L’ŒUVRE DE RICHARD WAGNER

LA VIE ET L’OEUVRE DE RICHARD WAGNER, DE 1813… A NOS JOURS.
LE PREMIER SITE INTERNET COLLECTIF CONSACRE A UN COMPOSITEUR !

Visitez les huit salles de notre Musée Virtuel dédié à Richard Wagner et découvrez une foule d’informations accessibles sur un même site. Rassemblant des recherches d’auteurs, musicologues et historiens, illustré par une collection iconographique inédite, ce site est le fruit d’une collaboration d’une équipe de passionnés… Rejoignez-nous !

 

Section I – Une vie

Section I – Une vie

Section II – Dans l’intimité de Richard Wagner

Section II – Dans l’intimité de Richard Wagner

Section III – Une Oeuvre

Section III – Une Oeuvre

Section IV – L’aventure de Bayreuth

Section IV – L’aventure de Bayreuth

Section V – Ils ont créé Richard Wagner et le mythe wagnérien

Section V – Ils ont créé Richard Wagner et le mythe wagnérien

Section VI – Lieux de vie, lieux d’inspiration

Section VI – Lieux de vie, lieux d’inspiration

Section VII – Wagner pour la postérité

Section VII – Wagner pour la postérité

Section VIII – Wagner après Wagner

Section VIII – Wagner après Wagner

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COMMéMORATIONS

RICHARD WAGNER : LA MORT A VENISE

QUELQUES ELEMENTS BIOGRAPHIQUES « DE CIRCONSTANCE »

par Nicolas CRAPANNE,
Rédacteur en Chef du site.

Le 16 septembre 1882, après la deuxième édition du Festival de Bayreuth, le compositeur arrive à Venise pour son dernier voyage. Il est accompagné de toute sa famille, Cosima et les enfants, et loue l’immense mezzanine (dix-huit pièces) du Palazzo Vendramin Calergi, fleuron de l’architecture civile vénitienne du XVIème siècle, pour lequel il signe un bail de trois ans avec le comte Bardi.

Les représentations de Parsifal au Festival de Bayreuth ont achevé de faire acquérir au Maître une notoriété qui dépasse largement les seules frontières d’Allemagne. Et cette fois, le Festival se solde par un bilan financier positif : les bénéfices avoisinent les 150.000 marks. Fier de ce succès, Wagner entame la rédaction d’un ouvrage rhétorique, Le Festival scénique sacré à Bayreuth en 1882. Ce sera l’un de ces derniers ouvrages concernant l’interprétation vocale et la mise en scène.

Mais Richard Wagner est très affaibli. Ce n’est pas Tristan comme on aurait pu le croire mais Parsifal, son chant du cygne, qui a eu finalement raison de sa santé.

Durant l’automne et l’hiver 1882-83, les visiteurs se succèdent les uns aux autres, avec l’impression que c’est la dernière fois qu’ils verront le Maître vivant.  Celui qui se fait désormais appeler “l’abbé Liszt” est d’ailleurs de ceux-là. Si le père de Cosima a semble-t-il fini par pardonner à Cosima ses choix concernant sa vie privée, les deux hommes ont de forts tempéraments et s’emportent bien souvent. Les conversations sont souvent mouvementées au point que Cosima, dont on connaît les précautions à ne retranscrire que ce qui peut paraître le moins polémique possible, note même l’une de ces altercations dans son Journal. Lorsque Liszt rend visite au couple du 19 novembre 1882 au 13 janvier 1883, dans le jardin du Palais Vendramin, les deux hommes s’entretiennent sur la Musique de l’Avenir… ainsi sans doute de “l’avenir” de celle-ci. Mais Liszt mesure la faiblesse de son gendre.

Noël 1882 arrive bientôt, et Wagner propose au Théâtre de la Fenice de remonter sa Première Symphonie en Ut majeur, une de ses œuvres de jeunesse. L’une également de ses préférées. La dédicace est pour Cosima qui va fêter ses quarante-cinq ans. Bouleversée – car elle ne connaissait pas l’œuvre – Cosima laisse échapper son admiration en ces termes : “celui qui a fait cela ne connait pas la peur”. Une allusion directe au Siegfried de La Tétralogie

Au cours des premières journées de 1883, Wagner apprend l’invention du phonographe : cette véritable révolution dans l’art, contrairement à ce que l’on pourrait penser de l’artiste qui toute sa vie durant n’a eu pour seul but que celui d’essayer de se faire (re-)connaître aux quatre coins du monde, attriste profondément toutefois ce dernier.

Début février 1883, le Carnaval bat son plein à Venise. L’occasion pour les Wagner, le compositeur et son épouse, d’effectuer une promenade sur la Place Saint-Marc où ils voient passer le cortège du Prince Carnaval. Cosima rapporte dans son Journal que Wagner se portait alors plutôt bien : la promenade dure jusqu’au petit matin et c’est déjà le mercredi des Cendres.

Les dernières lectures du compositeur sont consacrées à l’essai d’August Bebel (La Femme et le Socialisme) dont les idées rejoignent ses propres préoccupations (l’égalité de l’homme et de la femme, et plus généralement, la suppression du masculin et du féminin et celle des mariages de convention). Sur ce même thème, Richard Wagner entame un essai avec pour titre provisoire De la femme dans l’humanité (dont on ne manquera pas de proposer également une autre traduction du titre, ce qui ne manquera pas d’élargir le champs d’action de celui-ci : Sur le féminin dans l’être humain).

L’élément féminin ne quitte pas Wagner en ces derniers jours de vie. Car il reste peu de temps à vivre au Maître de Bayreuth. Wagner aurait en effet reçu à Venise un télégramme de Carrie Pringle, l’une des filles-fleurs de Parsifaldont il se serait amouraché à Bayreuth. Un choc pour Cosima – si l’on atteste ce qui n’est qu’une rumeur – qui aurait fait une scène à son mari. Cette dispute entre les deux époux serait peut-être à la base de la mort du compositeur, le docteur Keppler, le médecin de famille, déclarant plus tard dans son rapport sur le décès du compositeur qu’une excitation psychologique avait pu brusquer sa fin.

Quoi qu’il en soit, Wagner a, en cette journée de mardi 13 février 1883, rendez-vous avec son propre destin.

A midi, le compositeur laisse entendre que l’on peut passer à table sans lui pour le déjeuner. Alors que le reste de la famille déjeune, le compositeur sonne sa femme de chambre pour qu’elle appelle son épouse et le docteur. Cosimase précipite et le trouve effondré, incapable d’articuler un mot. On l’allonge sur un sofa : Richard Wagner est déjà mort. Il est 15h30.

NC

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